28 mai 2018

Guerrilha: Exército não tem plano para procurar supostos corpos no AP

SELES NAFES

Durante visita ao Amapá, o novo comandante militar do Norte, general Paulo Sérgio Nogueira de Oliveira, deixou claro que ainda não há planejamento e nem uma decisão para que o Exército procure por corpos de guerrilheiros supostamente enterrados em Oiapoque, no extremo norte do Estado, fronteira com a Guiana Francesa.

“Ficarei devendo essa resposta. Ainda precisarei me ambientar e estudar mais sobre essa história”, disse ele, que assumiu o comando há pouco mais de um mês no lugar do general Carlos Alberto Barcellos.

Há duas semanas, a Procuradoria Geral da República emitiu uma recomendação para que o governo do Amapá e o Exército procurem pelos corpos de brasileiros desaparecidos durante a chamada “Guerrilha do Araguaia”, resistência civil armada que se concentrou em Tocantins e Pará, a partir do fim da década de 1960.

Segundo depoimentos de testemunhas e sobreviventes à Comissão Nacional da Verdade, pelo menos 60 corpos guerrilheiros teriam sido levados por militares para Clevelândia do Norte, onde o Exército tem uma companhia às margens do Rio Oiapoque.

General Paulo Sérgio Nogueira de Oliveira em visita a Clevelândia do Norte

Apesar da resposta curta sobre o assunto, o general foi extremamente educado. Ele avaliou como positivo o trabalho do Exército na fronteira, principalmente por causa da cooperação.

“Vamos prosseguir por mais dois anos nesse trabalho, e podemos ajudar de alguma forma nesse belíssimo esforço sempre com a integração com o poder civil”, garantiu.

O comandante militar do Norte passou os últimos dois anos dirigindo o Hospital das Forças Armadas, em Brasília e, mesmo não sendo da área de saúde, saiu bem avaliado após um programa de modernização da estrutura de atendimento.

Rio Oiapoque, na fronteira com a Guiana Francesa: trabalho integrado com o poder civil continuará

Source : selesnafes.com

25 mai 2018

Abin e MP reforçarão combate à lavagem de dinheiro no Amapá

DA REDAÇÃO

Uma cooperação entre a Superintendência Estadual Amapá da Agência Brasileira de Inteligência (ABIN), Ministério Público do Amapá (MP-AP), Ministério Público Federal no Amapá (MPF/AP) e órgãos de controle fiscal, reforçará as ações de combate à lavagem de dinheiro no Amapá.

As instituições tiveram encontro na última quarta-feira para tratar do assunto, sob coordenação do superintendente da ABIN no Amapá, Joel Ferreira Neto, e pelo oficial de Inteligência Robert Buchmann. 

“Nosso objetivo nesta reunião é definir o interesse dos órgãos em formalizar uma cooperação, observando os limites de competência de cada um, na formação de um grupo de trabalho para compartilhamento de informações que atendam às expectativas de todos no combate à lavagem de dinheiro no Estado”, disse Joel Ferreira Neto.

O procurador-geral de Justiça do MP-AP, Márcio Augusto Alves, manifestou o interesse da instituição em fazer parte dessa cooperação, destacando que o MP-AP desenvolve um trabalho nesse sentido, por meio do Grupo de Atuação Especial de Combate ao Crime Organizado (Gaeco) e do Laboratório Contra a Lavagem de Dinheiro (LAB-LD), e reforçou a necessidade de uma atuação conjunta.

“Temos que unir forças porque esse é o único caminho para vencermos essa luta no combate ao crime organizado”, manifestou o PGJ.

Um novo encontro ficou agendado para dar continuidade às discussões sobre as competências de cada instituição na formalização do termo de cooperação técnica para formação do grupo de trabalho para combate à lavagem de dinheiro no Amapá.

Foto de capa: ascom MP

Source : selesnafes.com

11 mai 2018

Au large de Belém: le surprenante découverte du récif de l’Amazone

Dans le bassin de l’embouchure de l’Amazone, non loin des eaux territoriales de Guyane française, un récif coralligène n’attendait que d’être découvert. Ce n’est qu’en janvier 2017, pour que l’ONG Greenpeace et certains scientifiques brésiliens prennent les premières photographies de ce récif, confirmant la présence de ce biome complexe et étonnant. Caché sous des eaux troubles, son fonctionnement n’est pas encore compris par les rares scientifiques à s’y être intéressés.

Au nord du Brésil, dans les eaux sombres de l’océan Atlantique, à l’embouchure du fleuve Amazone, se trouve un récif sous-marin. Sa découverte fut plus que surprenante puisque ce site ne montre pas les caractéristiques habituellement nécessaires au développement d’un récif corallien.
Nous imaginons tous les récifs coralliens comme des écosystèmes marins aux mille couleurs, situés dans des eaux transparentes, à faible profondeur, comme nous pouvons en admirer en Polynésie française, en Guadeloupe ou en Martinique. Pourrions-nous imaginer un lieu semblable à quelques brasses de la Guyane ? Eh bien non, il s’agit d’un récif qui s’est développé dans des eaux troubles, en profondeur. Greenpeace, le « réseau international d’organisations indépendantes » qui agit pour protéger l’environnement, s’est penché sur ce récif, à peine découvert, mais déjà potentiellement menacé par des forages pétroliers.

Un récif d’un tout nouveau genre

En 1977 un article scientifique de B. Collette et K. Ruetzler, deux biologistes du Muséum national d’Histoire naturelle de Washington, le Smithsonian Institute, indique déjà la présence de poissons associés habituellement aux récifs coralliens dans l’embouchure de l’Amazone. Il faut attendre la publication d’un article par des scientifiques de l’Université fédérale de Rio de Janeiro dans la revue Science Advances pour confirmer son existence en avril 2016 ! Un peu moins d’un an plus tard, en janvier 2017, des membres de Greenpeace embarquent avec certains de ses scientifiques à bord de l’Esperanza, un navire appartenant à l’association. À 250 km des côtes brésiliennes, malgré une mauvaise visibilité, les premières photographies sont prises. Des éponges colorées, quelques coraux, des rhodolites (concrétions calcaires construites par des algues rouges calcifiantes), divers poissons…
Frédéric Ducarme, chercheur attaché au Muséum national d’Histoire naturelle, explique : « Ce récif est très différent des récifs tropicaux habituels : on n’y trouve que peu de coraux scléractiniaires (les coraux récifaux tropicaux, ndlr), mais la structure est essentiellement constituée par des algues rouges (les rhodolites), qui bâtissent des structures parfois comparables, mais peuvent survivre dans des conditions plus difficiles (notamment plus profond, avec moins d’oxygène et de lumière). » Un récif corallien est une structure sous-marine très complexe constituée par les squelettes de certains cnidaires (un groupe d’espèces animales regroupant aussi les anémones de mer et les méduses) coloniaux qui sont appelés les coraux scléractiniaires pour les récifs tropicaux littoraux. Le biologiste ajoute : « Les récifs de corail scleractiniaires doivent leur succès aux algues symbiotiques (zooxanthelles) qu’ils élèvent dans leurs tissus et auxquelles ils fournissent certaines conditions de culture assez strictes. En conséquence, ils ont besoin d’eaux très claires, chaudes (supérieures à 20 °C toute l’année, si possible entre 26 et 30 °C), à caractéristiques chimiques stables (notamment en termes d’acidité et de salinité), et d’un courant régulier. » Ainsi, en raison de leur impact sur la salinité, le pH (mesure de l’acidité d’un milieu), la pénétration de la lumière, la sédimentation et les nutriments, les embouchures des grandes rivières tropicales ont toujours été considérées comme défavorables pour la formation des récifs coralliens. Le fleuve Amazone représente 20 % du débit fluvial global vers l’océan. En conséquence, une vaste zone de l’Atlantique Nord tropical est affectée en termes de salinité, d’acidité, de pénétration de la lumière et de sédimentation.

Un mégabiome ?

Très peu d’études ont été faites sur ce récif. Greenpeace espère pouvoir lancer une nouvelle expédition courant 2018. « On connaît très mal son fonctionnement. Il faudrait plus de données primaires, collectées sur place et évaluer sa taille plus précisément. On l’estime à 9 500 km², mais ce serait probablement bien plus, indique Edina Ifticene, chargée des campagnes « Océan » à Greenpeace France, Quelle est la richesse de la faune ? Est-on en présence d’un mégabiome ? » De nombreuses questions restent aujourd’hui sans réponse
« Ce récif s’est probablement développé très lentement (les prélèvements attestent un âge très avancé et un développement long, ndlr), bénéficiant des périodes de l’année où l’afflux de boue du fleuve est moins intense, permettant une photosynthèse efficace, et donc la création d’oxygène pour tous les animaux venus bénéficier de l’apport nutritif du fleuve », résume, à partir de l’étude scientifique, Frédéric Ducarme, intéressé par le sujet même s’il est plus familier des récifs traditionnels. « Des structures récifales de plus en plus complexes et de mieux en mieux adaptées à cet environnement ont dû progressivement voir le jour, offrant un habitat ou une source de nourriture à un cortège d’animaux toujours plus important et varié, débouchant à terme sur cet écosystème riche et original », propose-t-il.
Pour Thiago Almeida et Helena Spiritus, de Greenpeace Brésil, c’est une des plus grandes découvertes de biologie marine de ces dernières années. « Il pourrait être un des plus grands récifs au monde. C’est une découverte majeure pour comprendre l’océan, notre planète et elle ne concerne pas qu’un seul pays, mais le monde entier », s’enthousiasme la biologiste Helena Spiritus. En revanche, elle et son collègue sont inquiets. En effet, BP et Total, deux compagnies pétrolières envisagent de procéder à des forages pétroliers d’exploration offshore dans la région. Un des puits se situe à 28 km du récif.

L’ombre de l’or noir

Des blocs exploratoires pour le forage pétrolier dans le plateau de l’Amazone ont été offerts dans une vente aux enchères internationale en 2013. Les compagnies pétrolières BP et Total font partie de ces acquéreurs. Elles ont proposé un projet d’exploration et effectué une étude environnementale sur les impacts potentiels du projet. Or, fin août 2017, l’Agence environnementale brésilienne (Ibama) indique que Total n’a pas fourni d’informations assez convaincantes sur les risques environnementaux liés au projet, ce qui rend actuellement impossible l’attribution des licences environnementales qui devaient permettre de forer près du récif de l’Amazone. Caroline Papazian, chargée des relations presse pour Total, précise : « La licence environnementale n’a pas été “refusée” (comme on l’entend souvent) par Ibama, qui a demandé des compléments d’information sur l’exploration des blocs du bassin de Foz do Amazonas. Ces demandes techniques sont actuellement à l’étude afin de fournir à Ibama les réponses appropriées. Notre programme d’exploration inclut le forage de deux puits d’exploration, le premier situé à 28 km et le second à 38 km du récif le plus proche. La compagnie Total est bien consciente de la présence d’un récif proche de l’embouchure de l’Amazone et comprend parfaitement la nécessité de le préserver. » La compagnie pétrolière française n’aurait pas apporté de réponses satisfaisantes sur les impacts environnementaux liés aux forages, en particulier sur les questions concernant une éventuelle marée noire. Cet accident pourrait endommager non seulement le récif, mais aussi les côtes et la mangrove (zone littorale humide composée principalement de palétuviers) située à l’embouchure de l’Amazone qui est, elle aussi, un écosystème riche en biodiversité. Sa destruction représenterait une menace pour la pêche dont dépendent certaines populations autochtones. Les puits de forage étant situés à la frontière avec les eaux territoriales de Guyane française, les risques concerneraient aussi la Guyane, surtout en prenant en compte le courant marin des Guyanes. Aucune collaboration n’a aujourd’hui été annoncée. Il est intéressant de rappeler que Total souhaite aussi procéder à des forages d’exploration en Guyane française en 2018.

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Afin d’attendre les conclusions de la procédure de licence environnementale de ces blocs, le Conseil national de politique énergétique (CNPE) brésilien a décidé de ne pas inclure des blocs de cette zone dans la liste des enchères de 2018.
Afin d’alerter la population, Greenpeace a organisé plusieurs actions aux sièges de Total en Belgique, en France ainsi qu’à Rio, une pétition signée par 1,3 million de personnes et des mobilisations publiques dans les stations-service. « Pour nous ce projet est absurde dans un environnement aussi fragile et méconnu et surtout après la COP21… », dit Edina Ifticene. « On ne peut pas laisser le risque que ce récif soit détruit par les compagnies pétrolières », ajoute son collègue brésilien Thiago Almeida. Une inquiétude renforcée par le souvenir encore trop récent de la marée noire de 2 010 dans le golfe du Mexique lors de forages en eaux ultra-profondes, le même type de forage que celui qui est envisagé dans le bassin de l’embouchure de l’Amazone. Greenpeace détaille les différents risques que présentent ces forages dans un rapport disponible sur leur site.petrole_carte

Un objet d’étude pertinent sous le prisme du changement climatique

L’article paru dans Science Advances en 2 016 conclut : « Le nouveau système récifal au large de l’Amazone peut fournir des perspectives importantes en termes de scénarios futurs pour la prévision des trajectoires des récifs coralliens sous des changements climatiques aigus. » Il est ajouté prudemment, au sujet des blocs d’exploration pétrolière : « La faisabilité des opérations pétrolières et gazières peut être évaluée en tenant compte des sensibilités environnementales et sociales, mais même l’étendue du chevauchement des blocs exploratoires avec les zones sensibles reste incertaine. Le contexte de grande proximité des eaux internationales et de la frontière française ajoute de la complexité. Il est pertinent d’envisager d’autres études sur la planification régionale de l’espace marin, le fonctionnement des récifs face aux changements climatiques et les sensibilités liées au cycle hydrologique de l’Amazonie. »
Le récif de l’embouchure de l’Amazone est donc encore très méconnu. Il n’entre pas réellement dans la définition du récif corallien, ce qui en fait un OVNI dans les stratégies environnementales. « L’Ifrecor s’intéresse essentiellement aux récifs coralliens en zone tropicale. Or, le récif de l’embouchure de l’Amazone ne correspond pas exactement aux caractéristiques que nous étudions. C’est plutôt un reliquat, il est très profond aussi. Il n’est pas associé à la vie d’un écosystème ou à la vie économique du territoire en l’état actuel des recherches. Mais la question reste ouverte, bien entendu », indique Pascal Colin du ministère des Outremers, en poste au secrétariat de l’Ifrecor. L’Ifrecor, l’initiative française pour la protection des récifs coralliens, est constituée d’un comité national et d’un réseau de huit comités locaux, situés dans les Outremers, représentant les collectivités françaises abritant des récifs coralliens. La Guyane n’en fait actuellement pas partie même si la présence de mangroves sur son territoire suscite certains débats ainsi que la découverte de ce récif. Un sujet en suspens.
De multiples questions aujourd’hui sans réponse laissent espérer de nombreuses recherches dans le bassin de l’embouchure de l’Amazone. « Ce que les chercheurs peuvent espérer de ce récif, c’est d’abord de comprendre sa grande originalité, explique en souriant Frédéric Ducarme. Beaucoup d’espèces y sont sans doute uniques, tout comme certaines de leurs fonctions écologiques. Le milieu environnant – pauvre en oxygène, turbide, à la chimie chaotique – ressemble hélas par bien des aspects à ce qui attend de nombreuses régions marines du monde, et peut éventuellement nous faire un tableau de l’évolution future de certaines régions. À l’inverse, il peut aussi nous éclairer sur le passé, et nous aider à comprendre comment certaines espèces récifales ont pu survivre aux grandes variations de niveau des mers qui ont eu lieu dans l’histoire de la vie. Enfin, il recèle peut-être de certaines espèces ou de substances “utiles ”, que ce soit au domaine médical ou pour l’évolution des écosystèmes, comme des espèces récifales capables de survivre en conditions extrêmes ou de dépolluer l’eau. D’une manière générale, en tant que chercheurs on espère en fait surtout l’inattendu  ! »

Texte de Sylvie Nadin
Photos de Marizilda Cruppe, Daniel Beltrá, Greenpeace .

Source : https://ift.tt/13kAc7S

8 mai 2018

Morre jaguatirica espancada por moradores do Matapi

ANDRÉ SILVA

A jaguatirica resgatada pelo Corpo de Bombeiros Militar (CBM) morreu na madrugada desta segunda-feira(7). Ela não resistiu aos ferimentos causado por moradores da margem do Rio Matapi, região do município de Santana, a 17 quilômetros de Macapá. 

No domingo (6), após o resgate do animal, que teve afundamento craniano por ter recebido muitas pauladas, o CBM procurou atendimento no Jardim Botânico de Macapá, mas não conseguiu.

Em seguida a equipe que atendeu a ocorrência foi até o Centro de Triagem de Animais Silvestres (Cetas), órgão ligado ao Ibama, mas o local estava fechado. A jaguatirica então foi levada ao Canil Municipal, onde recebeu atendimento preliminar.

Cetas

No domingo mesmo, após receber o chamado, a responsável pelo Cetas, Mirella Vasconcelos Cavalcanti, disse que mesmo fora de seu horário de trabalho foi até o centro receber o animal.

Ela explicou  que o Cetas não funciona em regime de plantão, mas que sempre fica um funcionário de sobreaviso, caso ocorra alguma eventualidade.

Animal foi socorrido por bombeiros. Fotos: CBM

A servidora explicou também que seria necessário encaminhar a jaguatirica para realização de exames de raios x, mas as clínicas não abrem aos fins de semana. O felino recebeu soro e medicamentos na veia, mas acabou não resistindo aos ferimentos e morreu durante a madrugada.

Funcionamento

Mirella Cavalcanti disse ainda que o Cetas não funciona como um pronto socorro para animais silvestres, mas sim como um centro de triagem que tem por prioridade captar apreensões de órgãos federais. 

“Não existe ainda um acordo de cooperação técnica entre o Estado e o Ibama para gerenciar o Cetas. Essas tratativas estão em andamentos e só depois poderemos dar uma contribuição maior”, explicou a responsável. 

A servidora no entanto diz que o centro recebe constantemente animais apreendidos por órgãos estaduais e municipais. Ela disse que a destinação final de animais apreendidos é de responsabilidade do órgão que o capturou, neste caso o CBM. 

O período de funcionamento do centro é de segunda a sexta-feira, das 8h às 17h. Cerca de 50 animais encontram-se internados no Cetas.

Source : selesnafes.com

6 mai 2018

Colégios militares serão integrados ao sistema estadual de ensino

DA REDAÇÃO

A integração dos colégios militares ao sistema estadual de ensino será consolidada após a votação da Projeto de Lei nº 042/2018, que autoriza a criação das unidades. O PL foi encaminhado pelo governo para apreciação na Assembleia Legislativa do Amapá (Alap) na última semana.  

A aprovação permitirá que os colégios recebam, além dos repasses orçamentários previstos para a educação, suporte orçamentário da Secretária de Educação (Seed) e Secretaria de Estado da Justiça e Segurança Pública (Sejusp) para a garantia do bom funcionamento das instituições.

Além disso, as escolas receberão da Seed, Polícia Militar e Corpo de Bombeiros Militar, os servidores, docentes e técnicos, necessários para o desenvolvimento das atividades de ensino, sem que futuramente possam criar qualquer tipo de desvio de função.

As atuais experiências de colégios com a gestão compartilhada entre Seed, PM e CBM foram criadas a partir de termos de cooperação. As escolas  estaduais Risalva Freitas e Antônio Messias, em Macapá, e Afonso Arinos, em Santana, são as unidades em que o Estado realiza o modelo de gestão.

 Foto de capa: Erich Macias (Secom)
Source : selesnafes.com

2 mai 2018

2 mai 2048, Campus St-Denis, Guyane

Une Saison en Guyane s’est rendu au 25e anniversaire de l’École Nationale Supérieure d’Art des Guyanes. C’est en 2023 que l’ENSAG voit le jour, sous la triple tutelle des ministères de la Culture, des Affaires étrangères et des Outremers. Installée dans un premier temps dans l’ancien campus universitaire St-Denis, elle devra attendre 6 ans qu’une opportunité foncière et de multiples financements permettent la construction des bâtiments actuels. Totalement innovants et bioclimatiques, ils ont été pensés par le célèbre cabinet d’architecture franco-brésilien Souza&Odger. Pouvant accueillir plus de 300 élèves aujourd’hui, les directions successives ont développé au fil des ans un réseau d’antennes à travers tout le territoire guyanais, mais également au Brésil, Suriname et Guyana. D’ailleurs deux nouvelles succursales sont prévues pour la rentrée prochaine à Trinidad et Tobago. Pour l’occasion, nous sommes allés à la rencontre de son actuel directeur Nell Toukia, entouré de quelques élèves, pour en savoir davantage sur le caractère atypique de cette école. Extrait.

USG : Quelles sont les particularités de l’ENSAG ?
NT : C’est tout d’abord une école qui s’étend sur 4 pays et bientôt un 5ème, ce qui est unique dans le monde. Au tout départ, la Guyane offrait déjà une grande multiculturalité aux premières générations d’élèves. Mais avec cette fédération du plateaux des Guyanes (d’où l’utilisation du pluriel dans la dénomination), ça a renforcé cette particularité, très nourricière pour la créativité. Aujourd’hui on peut dire que l’école s’étend réellement sur près de 5000kms, de Bélem à Port-of-Spain… ce qui fait d’elle la plus grande école du monde, au sens propre comme au figuré (rires).

C’est également un établissement mondialement réputé pour ses pôles « Biomimétisme » et « Couleurs ». Les richesses naturelles du territoire guyanais ont toujours été un gigantesque réservoir de possibilités au service des idées. Il aura fallu attendre le PME, Plan Mondial d’Écologie de 2027 pour que l’on prenne réellement conscience de ce potentiel. Aujourd’hui, l’école est doté d’un département « Couleurs » avec un espace expérimental de près de 6000m² et concernant le département « Biomimétisme », il se caractérise par son étroite collaboration avec la Haute École d’Études Biologique (HEEB). Les études appliquées et transdisciplinaires de la nature aboutissent régulièrement à des brevets qui font notre fierté et notre quasi autonomie financière. Bref, nous avons su capitaliser sur les spécificités du territoire dès le départ, ce qui a largement contribuer à une reconnaissance rapide de notre école à l’échelle mondiale.

Et enfin, avec le concours de politiques bienfaisantes et dynamisantes pour la filière bois enclenchées vers 2015 et à son apogée dans les années 2023, l’artisanat s’est vu renaître. La bonne gestion des ressources locales, le développement des scieries mobiles et l’aménagement des fleuves pour le transport de grumes ont permis d’alimenter le secteur artisanal avec régularité et diversité en matière d’essences. Ajoutez à cela, la présence de plus en plus accrue de créateurs sur le territoire, grâce à notre école notamment, et vous obtenez tout naturellement des collaborations fructueuses. Aujourd’hui, cette dynamique a largement dépassé la filière bois puisque le stylisme et la création textile par exemple ont également trouvé leur bonheur ici en Guyane.

USG : Quel est, selon vous, la principale évolution de cette école durant son quart de siècle d’existence?

Sans hésiter, les élèves. Le changement qui m’a le plus marqué depuis que je suis ici, c’est la provenance des élèves. Quand je suis arrivé en 2029, il y avait moins de 100 élèves et ils étaient tous ou presque guyanais. Vingt ans plus tard, nous avons plus de 350 élèves dont les deux tiers viennent de métropole et du reste du monde. Et par ailleurs, il n’y a jamais eu autant d’étudiants guyanais expatriés. Leur expertise unique sur les sujets que nous traitons ici les rendent force de proposition dans tout les secteurs et aussi précieux sur le marché du travail. Et si aujourd’hui nous avons l’habitude de voir des expositions entièrement dédiées aux créations guyanaises à Beaubourg, à la Tate de Londres, ou au Moma à New York, il faut se rappeler que jusque dans les années 2030, il n’y en avait jamais eu.

USG : Vous avez quatre jeunes gens auprès de vous, nous allons faire appel à leur expérience pour jauger un peu l’esprit de cette école si singulière. Nous avons donc Lisa, Jonah, Floriane et Karim. Alors par exemple, que faites-vous ce semestre à l’ENSAG ?

Lisa : Pour ma part je suis dans mon année de fin d’études et prépare mon projet de diplôme qui traite du néocolorisme*. J’expérimente des nouveaux procédés de sérigraphie sur tous types de supports via des encres naturelles. Cette semaine, je bosse sur la palette des rouges grâce au fruit du Roucou dont j’extrais la cire riche en caroténoîdes.

Jonah : Moi, je viens de Port-Of-Spain et je suis ici pour 3 mois avant de partir à Macapa après la saison des pluies. Je pars jeudi à la station de recherches des Nouragues 2, sur le fleuve Inini. Je débute mon mémoire de fin d’études sur le biomimétisme appliqué au design produit. Ce sera sous la direction du célèbre biodesigner finlandais Bjorn Halsgaard qui vient effectuer des recherches ici et qui a bien voulu superviser mon travail.

Floriane: Je reste ici pour le workshop : Universalité du dessin. Le concept de cet atelier est de réaliser un projet en groupe… sans parler. Le seul moyen de communication entre les participants, souvent de pays, de cultures, et de langues différentes, doit rester exclusivement le dessin. Même en dehors des cours, nous nous sommes engagés à ne jamais parler de notre projet autrement que par le dessin. L’idée est de structurer le dessin comme un langage pour ensuite communiquer et enfin réaliser un projet complexe. Au début, ce n’est pas facile, mais après on arrive à faire de l’humour et même à s’engueuler entre nous. Bref, on peut dire merci Noam Chomsky. (Rires)

Karim : J’effectue un semestre d’échange universitaire. Je viens de l’ENSCI et je travaille sur l’Intelligence Artificielle et le langage humanisé. Je suis venu à l’ENSAG car c’est la seule école au monde à avoir intégré le « Conte » dans les arts appliqués. A première vu, on pourrait se demander ce que ça peut apporter, mais quand vous pensez à l’histoire d’une entreprise, à tous ces robots anthropomorphiques ou zoomorphiques qui nous parlent au quotidien, aux divers objets connectés qui communiquent entres eux et avec nous, etc. vous vous rendez compte de notre volonté, à nous humains, de concevoir des objets à notre image. Il me paraît donc essentiel d’aborder la forme du langage que ces objets pratiquent : la langue, l’intonation, le son de la voix, voire les expressions du visage, etc. C’est pourquoi je suis venu suivre les ateliers de contes couplés avec des interventions de sémioticiens, neuropsychologues et orthophonistes.

Fiction et illustration par David Tardy

L’école des savoirs d’Amazonie

Répartie sur quatre campus (Papaïchton, Cayenne, Moengo et Manaus), l’école des savoirs d’Amazonie a jusqu’ici diplômé plusieurs milliers d’étudiants, de tous niveaux, en formation continue et initiale. Des enseignements techniques et magistraux en langues régionales et nationales sont dispensés par des artisans, chefs coutumiers, soignants amazoniens et occidentaux – qui privilégient la médecine préventive -, des scientifiques et des professionnels du champ culturel. Cette promotion de la diversité, de l’égalité et des différences à l’école a engendré l’émancipation économique et politique des détenteurs de savoirs et des nouveaux diplômés par le rayonnement des multiples identités et le changement de rapport de force avec les élites traditionnelles. Cette situation démontre la corrélation positive qui existe entre le respect et le maintien des identités, le bien-être collectif et individuel et le développement à long terme d’un territoire. Cette trajectoire impulsée, et discutée, dès la petite enfance repousse aussi l’acculturation engagée dès la colonisation et propose des schémas socio-économiques modernes, qui sous-tendent la tradition cosmo-écologique ancestrale et réfutent la loi du marché. À titre d’exemple, les savoirs liés aux plantes sont devenus une source de revenus intéressante, un mélioratif de l’état de santé des populations. L’essor des connaissances botaniques de l’école aux champs a engendré la création d’unions agricoles disséminées sur le littoral et dans l’intérieur du pays. L’économie créée permet aux producteurs et vendeurs de travailler en circuits courts à la production et à la commercialisation de plantes médicinales et forestières. Cet essor d’activité rémunérée permet de rompre avec l’exode rural entamé au début des années 2 000 et offre aux consommateurs des produits sains et du terroir. Suite à des financements participatifs, des familles et des agriculteurs, plus fragiles économiquement, se sont mis à cultiver des parcelles, de citronnelle ou d’atoumo, ensuite distillées par exemple dans le pays des Savanes et dans le Centre littoral. À New Wacapou, sur le Maroni, des horticulteurs se sont spécialisés dans la transformation d’essences amazoniennes, inscrites trente années plus-tôt à la pharmacopée française. Les arômes naturels de wassaï, bois de rose et de jasmin sont des cosmétiques très appréciées.

Texte de Marion Briswalter

Source : https://ift.tt/13kAc7S
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