18 avr. 2018

Tourisme brésilien : Quand est-ce que la Guyane ouvrira les yeux et accueillera à bras ouverts les touristes les plus dynamiques au monde, selon l’OMT[1]?

 La Guyane Française n’a pas encore une attractivité touristique en-dehors le la France

 Comme chacun le sait, la vie est pleine de surprises, découvrir la Guyane française fut pour moi une réelle et agréable surprise.

En plus de rendre visite à mes chers amis vivant dans cette région, j’ai pu connaître son histoire, sa diversité culturelle et la réceptivité de sa population. On y trouve d’excellentes attractions touristiques, comme le centre ville de Cayenne, les Iles Du Salut, la côte et bien sûr la forêt amazonienne. De plus, j’ai eu l’occasion de participer à l’une des festivités locales les plus populaires: le carnaval de Guyane.

Je ne connaissais pas la Guyane Française, et parmi les possibilités de voyage que je pensais réaliser pendant ma vie, ce territoire n’en faisait pas partie; après tout, ce n’est pas une destination touristique très populaire pour les Brésiliens. Mais aujourd’hui, je sais qu’il y a un immense potentiel à explorer.

Titulaire d’un baccalauréat en tourisme et d’une maîtrise en muséologie, et agissant au titre de fonctionnaire au Secrétariat de la Culture de l’État de São Paulo au Brésil, je ne pouvais manquer de poser mon regard critique pour une réflexion plus approfondie sur mon expérience guyanaise.

Avant de réaliser ce voyage, comme tout bon touriste, j’ai fait une recherche pour comprendre comment ce territoire était constitué, quelles étaient ses attractions touristiques et les procédures à accomplir pour réaliser ce voyage. Rapidement, j’ai été surprise de constater que j’avais besoin d’un visa, car pour nous Brésiliens, une telle demande n’est pas nécessaire pour voyager en France métropolitaine. C’était la première difficulté administrative que j’affrontais, en tant que touriste brésilienne, dans la planification de mon voyage.

Le choix entre la bureaucratie et la solution obsolète d’un tour-opérateur pour obtenir un visa de touriste

L’obtention d’un visa pour entrer sur le territoire de la Guyane Française constitue un processus bureaucratique coûteux, assez rigoureux et cependant, mal organisé. Pour illustrer ce manque d’organisation, l’Ambassade de France et les Consulats au Brésil ont une liste avec différentes exigences documentaires pour la délivrance du visa. Ainsi, si je demande un visa au Consulat de São Paulo, la liste de documents exigée est différente de celle de l’Ambassade à Brasilia, ce qui génère une confusion pour le touriste s’informant auprès de ces différentes sources.

Contracter un opérateur touristique local facilite ce processus de délivrance des visas, mais limite la possibilité pour les touristes, comme moi, d’avoir le choix du logement, de l’achat de billets et des visites, avec par ailleurs des prix très souvent prohibitifs. De fait, le tourisme par tour-opérateur est très restreint aux groupes et aux personnes âgées (70%, selon Étude Atout France, 2016). À une époque où l’on parle même d’uberisation touristique, avec accès à la recherche en ligne et à des hébergements alternatifs comme Airbnb, restreindre le tourisme guyanais à quelques professionnels, met en péril l’immense potentiel touristique de la région.

En 2017, le touriste brésilien a dépensé 19 milliards de dollars à l’étranger (Banco Central do Brasil, 2018), et la France se classe parmi ses cinq premières destinations. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le Brésil a été le pays qui a le plus augmenté ses dépenses touristiques, 35% contre 7% dans le monde entier.

Dans mon cas particulier, j’ai été invitée par mes amis à rester chez eux et la plupart des promenades que j’ai faites l’ont été grâce à leurs recommandations, car après tout, mon voyage était planifié dans le but de connaître la Guyane Française sous leur regard avisé. En conséquence, la proposition d’un tour-opérateur ne correspondait pas de tout à mes attentes.

Au-delà du manque d’information, je suis tombée sur une autre contrainte quelque peu embarrassante. Après être allée plusieurs fois au Consulat de São Paulo, j’ai appris que je devrais demander à mes amis de passer en Préfecture de Cayenne pour remettre une lettre attestant que je séjournerai chez eux pendant mon voyage. De plus, ce document, présenté au consulat pour l’obtention du visa, a de nouveau été demandé par les douanes à l’aéroport de Cayenne, mais comme je ne l’avais pas sur moi, les agents de la douane m’ont longuement interrogé et m’ont informée que la prochaine fois je ne pourrai rentrer en Guyane Française sans cette avis préfectoral. J’insiste sur le fait que tous les documents nécessaires pour la délivrance du visa ont été transmis au consulat, et à aucun moment je n’ai été informée de l’obligation de présenter ce document afin d’entrer sur le territoire guyanais

 Différencier le touriste de l’immigrant illégal

Certes, des procédures sont nécessaires pour l’organisation et le contrôle des flux (touristiques, migratoires) qui doivent être établies par les agences gouvernementales, mais gageons aussi qu’une expérience touristique commence par la demande du visa puis à l’arrivée sur le territoire. Ainsi le premier contact du touriste avec le territoire de destination est celui des autorités locales. En ce sens, faire en sorte que le touriste ait une expérience positive n’apportera que des bénéfices au tourisme local. Un accueil de qualité, de la politesse et de la courtoisie garantiront certainement  un premier contact positif.

Juste un dernier point pour terminer ma réflexion: le touriste brésilien qui souhaite voyager, ne pensera guère à aller en Guyane Française en l’absence de promotion de la Guyane au Brésil. De plus, pour connaître la forêt amazonienne, il n’est pas nécessaire de quitter notre territoire, où les prix sont plus abordables et où il n’est pas nécessaire de passer par des procédures bureaucratiques fastidieuses afin d’obtenir un visa. Pour connaître la culture française, le Brésilien ira de préférence à Paris. Malgré cela les Brésiliens restent des touristes potentiels qu’il ne faut pas négliger et qui devraient être considérés comme tels par le gouvernement de la France en Guyane Française.

Séjourner en Guyane est une expérience très riche, qui ne couvre pas seulement la nature  présente en Amazonie mais aussi l’expérience culturelle, la possibilité de connaître le territoire français en Amérique du Sud et de profiter des confluences entre immigrations Chinoise, Haïtienne, Dominicaine, Brésiliennes, Créoles, au sein de ce beau métissage culturel. Il est possible de goûter aux saveurs de cette diversité, en appréciant entre autres les cuisines hmong, créole, chinoise et française. Il peut également s’agir d’une destination de shopping et de bien-être pour des produits et services européens tels que les produits cosmétiques, les bons vins et les fameux fromages français. Sans aucun doute, profiter de la gastronomie française au milieu de la forêt tropicale est une expérience unique pour toute personne venant d’une grande métropole.

Par conséquent, assimiler tout brésilien qui vient en Guyane à un risque d’immigration illégale et freiner toute velleité touristique émanant du Brésil est sous cet angle unique une grave erreur. Je considère qu’il faut penser à d’autres possibilités pour lutter contre l’immigration illégale, sans décourager le tourisme d’un des pays les plus dynamiques en dépense tourisque dans le monde, le Brésil. Après tout, nous sommes sur le même continent, nous sommes voisins  et pouvons nous donner la main et coopérer pour un développement économique soutenable de l’Amérique du Sud.

 Photo : Selfie de Mirian M P Yagui en Guyane

Version lusophone original

 QUANDO A GUIANA FRANCESA ABRIRÁ OS OLHOS E ABRAÇARÁ OS TURISTAS MAIS DINÂMICOS DO MUNDO,  SEGUNDO A OMT [2]?

 Por Mirian Peres Yagui, funcionária da Secretaria de Cultura do Estado de São Paulo, Brasil

 

1.        A Guiana Francesa não possui ainda uma reputação turística fora do território francês

Como todos sabem, a vida é repleta de surpresas e posso dizer que conhecer a Guiana Francesa foi uma dessas boas surpresas que a vida me possibilitou desfrutar.

Para além da visita a amigos queridos que vivem nesse território, pude conhecer sua história, sua diversidade cultural, a receptividade de sua população, atrativos turísticos excelentes, como o centro da capital, Caiena, as Iles Du Salut, a beleza natural (que perpassa o litoral até chegar à floresta amazônica), além de ter a oportunidade de participar de uma de suas festividades mais populares: o Carnaval.

Pouco conhecia sobre a Guiana Francesa e, dentre as possibilidades de viagem que pensei em realizar durante a minha vida, esse território não estava entre elas, afinal, esse não é um destino turístico muito popular entre os brasileiros. Hoje eu sei que existe um potencial imenso a ser explorado.

Sendo bacharel em turismo e mestre em museologia, e atuando como funcionária pública da Secretaria da Cultura do Estado de São Paulo, não poderia deixar de expor meu olhar crítico para uma reflexão mais aprofundada sobre essa minha experiência.

Antes de realizar a viagem, como toda boa turista, fiz uma pesquisa para entender como esse território se constituía, quais os seus atrativos turísticos e o que seria necessário para efetivar esta viagem. Logo fui surpreendida ao descobrir que eu precisaria de um visto, considerando que para nós brasileiros irmos à França não é necessário tal endosso. Essa foi a primeira barreira que eu, como turista brasileira, tive ao planejar esta viagem.

 

  1. 2.     A escolha entre a burocracia e a solução obsoleta de um tour operador para obter um visto de turista

 

A obtenção do visto para entrar no território da Guiana Francesa constitui-se num processo burocrático caro, bastante rigoroso e mal organizado. Exemplifico a falta de organização com o fato de a Embaixada e os Consulados franceses no Brasil possuírem listagem com exigência de documentação diferente para a emissão do visto, portanto, se eu solicitar o visto no Consulado de São Paulo, a lista de documentação é diferente da Embaixada em Brasília, o que pode gerar confusões para o turista mal informado.

A contratação de uma operadora turística local facilita esse processo de emissão de visto, no entanto, restringe a possibilidade de turistas, como eu, terem autonomia quanto a escolha de hospedagem, compra de passagem e realização de passeios, além de ter preços que muitas vezes não são acessíveis a todos. Na realidade, o turismo via operadora é muito restrito a grupos e a idosos (70%, dos casos segundo Étude Atout France, 2016). Numa época que falamos até mesmo de uberisação do turismo, com acesso a pesquisas online e hospedagens alternativas como Airbnb, restringir o turismo da Guiana nas mãos de alguns profissionais, pode colocar em risco o turismo na região.

Somente em 2017, o turista brasileiro gastou USD 19 bilhões no exterior (Banco Central do Brasil, 2018), estando a França entre os cinco principais destinos. De acordo com a Organização Mundial do Turismo (OMT), o Brasil foi o país que mais aumentou seus gastos em turismo no exterior no mundo, 35% contra 7% de crescimento do mercado global.

No meu caso, fui convidada por meus amigos a me hospedar na casa deles e grande parte dos passeios que realizei foi a partir de indicação, e isso fazia sentido para mim, afinal, a minha viagem foi planejada com o objetivo de conhecer a Guiana Francesa sob o olhar, vivência e experiência deles. Portanto, a proposta de uma operadora de turismo não se encaixaria tão bem nas minhas expectativas.

Além da falta de informação, fui pega de surpresa por outra barreira um tanto constrangedora. Depois de ir diversas vezes ao consulado de São Paulo, tomei conhecimento de que deveria solicitar aos meus amigos que emitissem um documento na prefeitura da Guiana Francesa, atestando que eu permaneceria na casa deles durante minha viagem. Tal documentofoi novamente solicitado pela Aduana no aeroporto em Caiena, mas como não o possuía em mãos, os agentes da aduana me fizeram passar por uma longa entrevista e informaram que numa próxima vez que viesse à Guiana Francesa, eu não entraria sem tal documento. Ressalto que todos os documentos necessários para a emissão do visto ficaram com o consulado e em nenhum momento recebi orientação de que deveria carregar cópia desta documentação.

 

  1. Diferenciar o potencial turista do imigrante ilegal

 

Decerto, reconheço que há procedimentos que são necessários para organização e controle de fluxos (turísticos, migratórios) que devem ser estabelecidos pelos órgãos governamentais, mas há também que se considerar que a experiência do turista se inicia a partir da solicitação do visto  e que o primeiro contato que ele tem com o território de seu destino é, geralmente, com os colaboradores do aeroporto. Nesse sentido, fazer com que o turista tenha uma experiência positiva nesse primeiro contato, só trará benefícios para o turismo local. O bom atendimento, a educação e a delicadeza no trato, certamente, resultarão nessa experiência positiva.

Apenas um último ponto para finalizar minha reflexão: o turista brasileiro que tiver interesse em realizar uma viagem, dificilmente pensará em ir à Guiana Francesa, afinal, não há nenhuma campanha de divulgação da Guiana nas regiões do Brasil. Além disso, para conhecer a floresta amazônica não é preciso sair de nosso território, onde os preços são mais acessíveis e não há necessidade de passar pelos tramites burocráticos constrangedores para obter um visto. Para conhecer a cultura francesa, o brasileiro irá para Paris, afinal, o Brasil é um dos principais países que enviam turistas para a França. Mas mesmo assim posso afirmar que os brasileiros são turistas em potencial e devem ser vistos como tal pelo governo da França na Guiana Francesa.

Estar na Guiana Francesa é uma experiência muito mais ampla, que não abrange somente a natureza, mas também a vivência cultural, a possibilidade de conhecer um território francês na América do Sul e usufruir das confluências entre os imigrantes chineses, haitianos, dominicanos, brasileiros e crioulos nessa linda miscigenação cultural. É poder experimentar os gostos dessa diversidade, apreciando as culinárias tailandesa, crioula, chinesa e francesa.  Pode ser também um destino de compras de produtos e serviços europeus tais como cosméticos, bons vinhos e os famosos queijos franceses. Sem nenhuma dúvida, aproveitar a gastronomia francesa em meio a uma floresta tropical é uma experiência única para qualquer indivíduo.

Portanto, pensar no brasileiro como imigrante ilegal, tentando mitigar essa situação cortando o turismo brasileiro em função dessa questão social é o caminho errado. Considero ser necessário pensar em outras possibilidades para combater essa migração ilegal, sem desencorajar o turismo de um dos países mais dinâmicos em termos turísticos no mundo, o Brasil. Afinal, nós estamos no mesmo continente, somos vizinhos, podemos nos dar as mãos e cooperar em prol de um desenvolvimento econômico sustentável na América do Sul.

 


[1] OMT : Organisation Mondiale du Tourisme

[2] ORGANIZAÇÃO MUNDIAL DO TURISMO

Source : https://ift.tt/13kAc7S

15 avr. 2018

Guyane 2048 : Economie, la biodiversité comme modèle ?

Un modèle économique nouveau pourrait-il se développer à partir des connaissances scientifiques de la biodiversité en Guyane ? Une des opportunités est le secteur de la chimie pharmaceutique. Après tout, les espèces de Guyane se défendent avec des molécules chimiques dont on ne connait pas encore grand-chose, et pour certains, la recherche de molécules bioactives dans la nature pourrait être la clé des médicaments de demain.
Ce n’est pas pour autant que des ressources financières importantes vont en découler. En chimie pharmaceutique, il est aujourd’hui plus rentable de développer la chimie de synthèse que de faire des tests longs et coûteux sur l’activité biologique de nombreuses espèces. De plus, une large partie du coût de commercialisation est liée aux études précédant la mise sur le marché. Quoi qu’il en soit, la nouvelle loi sur la biodiversité permet désormais de donner un cadre légal à la valorisation commerciale de la biodiversité.
En chimie comme dans le reste de la science, la recherche fondamentale peut conduire à des découvertes majeures, et le vingtième siècle nous a habitués à vivre dans un monde d’innovations continues, de la télévision à l’aventure spatiale, de la compréhension du cancer à la découverte de l’ADN. On ne sait pas prédire quand des innovations de rupture vont émerger. Par contre, on sait que le meilleur moyen de décourager ces innovations est de ne pas faire le pari de la science fondamentale.

À l’avenir, la biodiversité pourra contribuer au développement de divers secteurs économiques dont deux sont déjà en émergence en Guyane. Le premier est le tourisme vert. Les leviers économiques de ce secteur incluent le développement de filières de formations et l’expansion de l’infrastructure hôtelière.
Le deuxième secteur est la transition écologique. Cela inclut le développement urbain intégrant mieux la biodiversité et des transports collectifs propres, la promotion des cycles économiques courts, la mise en oeuvre de solutions énergétiques sobres, en particulier locales comme le solaire et les hydroliennes. Tous ces leviers de développement sont déjà testés en Guyane.

Texte de Jérôme Chave, labex CEBA
Illustration de Jean-Pierre Penez « Pitou ».

Pistes et solutions d’avenir
par Keita Stephenson

Une nouvelle économie pour la Guyane, ce serait quoi en 2048 ? 

Avec le potentiel amazonien et des outils financiers innovants, l’économie guyanaise gagnera dans la collaboration plutôt que la compétition. Bio-inspirée, elle articule la valorisation des ressources naturelles, culturelles et techniques pour mieux se nourrir, se loger, se soigner, se déplacer, etc.

Comment produira-t-on ?
Les activités productives seront dynamisées d’un côté par des infrastructures digitales variées et un mix énergétique majoritairement renouvelable, et de l’autre par de nouvelles formes d’éducation et de fiscalité. Ainsi, se nourrir avec l’agriculture biologique dopée par des complexes agroforestiers novateurs, des réseaux coopératifs d’exploitants ruraux et des écofermes urbaines, favorisant autosuffisance, exportation haut de gamme, revitalisation des savoirs traditionnels.

Avec qui et comment commercerons-nous ?
Intégration continentale et coopération internationale guideront l’économie mondiale. Un label transamazonien de produits fabriqués sur un des territoires du plateau des Guyanes peut favoriser une communauté économique et revendiquer une spécificité compétitive. Les réseaux urbains des fleuves Maroni et Oyapock avec des zones franches transfrontalières et celui du Centre-Littoral avec une zone franche « euraméricaine », réussiront l’intégration entre leurs écopôles industriels et organiseront l’export via un tissu de coentreprises (ou associations d’entreprises) partageant technologies et compétences dans les secteurs de pointe (R&D, linguistique, agrotechnologie, data centers). Avec des infrastructures portuaires et aéroportuaires publiques privées et des transports durables, la Guyane se positionne comme hub transcontinental.

Comment l’économie guyanaise pourra s’insérer dans la mondialisation ?
Si cette économie propose d’être mieux plutôt que d’avoir plus. On y produit de la richesse grâce aux connaissances tirées de l’extraordinaire diversité culturelle et biologique du territoire avec des investissements financiers et techniques. Le tissu local (entreprises, communautés, associations) s’y épanouit notamment avec un accès universel au microcrédit et des monnaies alternatives complémentaires. La collaboration stratégique entre collectivités publiques, Agence de la Biodiversité, Parcs naturels et Université, se concrétiserait au travers d’instances indépendantes à gouvernance participative, intervenant et coordonnant les activités touristiques, industrielles et scientifiques relatives à la biodiversité en Guyane. En outre, elles agiraient comme opérateurs d’un partenariat plus vaste avec peuples autochtones et pays amazoniens, en vue d’internationaliser les dispositifs de protection et de valorisation et de moderniser la santé ou l’écotourisme. Les filières-clefs (Agriculture, Pêche, Bois, etc.) auront bénéficié de la généralisation et l’optimisation des zones franches spéciales, assurant des partenariats entre coopératives locales et investisseurs privés extérieurs, l’accueil de start-up et une fiscalité écologique. Cette économie de la connaissance attirera les cerveaux, notamment guyanais.

Comment financer ces dispositifs et ces facilités normatives ?
Des Fonds pour le Développement pourraient centraliser les revenus des éco-industries pour les réinvestir sur le territoire et à l’extérieur, une instance d’accompagnement de l’investissement, intervenant sur les marchés du carbone et valorisant des services rendus par l’écosystème guyanais. Autonomie, dématérialisation et services publics collaboratifs auront entretemps rééquilibré le poids des administrations.

Texte par Keita Stephenson, consultant en stratégie et juriste en droit international, participant à la réalisation du rapport Guyane 2040 du MEDEF Guyane.

Source : https://ift.tt/13kAc7S

7 avr. 2018

Brésil : la disgrâce d’un président

Editorial. Après la condamnation de Lula, la justice brésilienne doit désormais faire preuve de la même attention envers les dirigeants du centre ou de la droite soupçonnés de corruption, y compris ceux aujourd’hui au pouvoir. https://ift.tt/2qbAVG7 Source : lemonde.fr

6 avr. 2018

Brésil : Lula ne s’est pas rendu à la police, mais il n’est pas considéré comme « un fugitif »

L’ex-président n’a pas saisi la proposition de se « présenter volontairement » au commissariat de Curitiba. Il reste au siège du syndicat des métallurgistes. https://ift.tt/2EreL7b Source : lemonde.fr

5 avr. 2018

Lula doit aller en prison immédiatement

12/05/2015 - O ex presidente Lula, durante encontro com a Juventude Metalúrgica do ABC Paulista. Foto: Ricardo Stuckert/ Instituto Lula Moins de 24 heures après le rejet de sa demande d'habeas corpus par la Cour Suprême Fédérale, l'ancien président de la République fédérative du Brésil fait l'objet d'...
Source : https://ift.tt/2q8takj

Lula, la chute de l’icône de la gauche brésilienne

Qualifié en 2009 de « politicien le plus populaire au monde » par Barack Obama, l’ex-président du Brésil, condamné pour corruption, ne devrait pas échapper à la prison. https://ift.tt/2H0PtCs Source : lemonde.fr
View My Stats